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<rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0"><channel><title>AUX PORTES DU TEMPS</title><link>https://audioblog.arteradio.com</link><description>- - - "vous avez demandé Brennilis - la localité  que vous demandez n'existe plus (error 404, page not found)"- - - .Le temps d'une flânerie nous vous invitons à être les hôtes d'un prochain siècle. Un siècle où Brennilis ne sera peut-être plus qu'un nom noyé dans un océan de data ; s'il existe encore. Et rien - ni sur la toile, ni sur place - ne laissera imaginer que ce lieu fut un jour le cadre d'une enthousiaste préhistoire de l'atome.   Aujourd'hui, la centrale nucléaire de Brennilis disparaît tranche par tranche et aussitôt les derniers gravats évacués, les derniers travailleurs-témoins de l'époque disparus, la remise en herbe du site aura en apparence gommé toute trace tangible.   Brennilis. L'urgence de se souvenir, déjà ; d'appréhender ce lieu, de se pencher sur ce qui l'a fait naître, sur ceux qui l'ont fait vivre, un temps – sur le temps.  C'est en fin de compte bien de cela qu'il s'agit : l'énergie nucléaire interroge le temps – celui, infinitésimal, de la fission ou de la fusion, comme celui, long, des traces. Le temps géologique.   Brennilis. Le récit – et par lui le réel qu'il capte, qu'il interroge et qu'il transforme. Capter l'instant sonore, lumineux, photographique ; Capter le temps de la mémoire, de l'archive, de l'arrière-plan, du hors-champ.   Nous avons collecté et trituré tout ce que nous avons pu de cet étrange golem, à toutes les échelles. Nous avons imbriqué, indémêlable, le réel et le désir qui le modèle, les peurs et les espoirs, les obsessions et les données objectives - les époques. Les dérisoires époques.   Ce que nous avons capté, nous l'avons tissé à l'envi, comme se tisse l'infini réseau dont se nourrit une mémoire collective. Nous sommes devenus, le temps d'un jeu de création, les oeuvriers du nucléaire.  Nous avons œuvré, pour nous, pour d'autres, pour plus tard, pour rien – et voilà ce qu'il en reste : cartes postales, paysages et portraits sonores, photographies, textes et dessins.   Dans l'esprit de "La maison de l'Histoire européenne en exil" conçue par le metteur en scène Thomas Bellinck, cet ensemble rhizomique interroge notre rapport au temps, aux lieux, et aux histoires qui les disent.</description><language>fr</language><pubDate>Sat, 23 Apr 2016 14:51:28 +0200</pubDate><copyright>Copyright 2016 Don't forget Brennilis</copyright><image><title>AUX PORTES DU TEMPS</title><url>https://sons-audioblogs.arte.tv/audioblogs/v2/blog/12543/origin_12543_3SaYd.jpeg</url><link>https://audioblog.arteradio.com</link></image><itunes:author>Don't forget Brennilis</itunes:author><itunes:image href="https://sons-audioblogs.arte.tv/audioblogs/v2/blog/12543/origin_12543_3SaYd.jpeg"/><itunes:owner><itunes:email>b.boris133@laposte.net</itunes:email><itunes:name>Les audioblogs par ARTE Radio</itunes:name></itunes:owner><itunes:category text="Society &amp; Culture"/><itunes:explicit>false</itunes:explicit><item><title>Brume</title><link>https://audioblog.arteradio.com/blog/98177/podcast/181436</link><pubDate>Sun, 27 Mar 2022 11:42:40 +0200</pubDate><description>Une brume épaisse déchire son voile sur les monts d'Arrée Des trouées bleues embrasent d'un coup les champs de molinie.L'usine est éteinte pourtant.Le feu est dans la lande et tout n'est que silence.L'humide chaleur des sols tourbeux, le parfum rouge des fétuques Tout est immobile ou presque. Des perles d'eau sur une toile d'araignée scintillent, au ras du sol, en suspens, dans rien, au milieu de rien, invraisemblablement.La chaleur monte maintenant. Les gouttes résistent.  Sur le chemin caillouteux bordant la lande, un dernier scarabée. Tout est immobile ou presque.  Tout est immobile et silencieuxLe monde poursuit ainsi sa route. Silencieux.Plus bas dans la prairie, les vers de terre tentent encore de purifier le sol.Le temps s'écoule, mais pour personne. Il ne se passe plus rien. Pour longtemps.  Brenniliz.</description><author>b.boris133@laposte.net (Don't forget Brennilis)</author><guid isPermaLink="false">d9a62199-33e1-429a-8e43-d970adbcaba2</guid><enclosure url="https://sons-audioblogs.arte.tv/audioblogs/v2/sons/98177/181436/podcast_181436_1Oc7j.mp3" type="audio/mpeg" length="8164332"/><itunes:summary>Une brume épaisse déchire son voile sur les monts d'Arrée Des trouées bleues embrasent d'un coup les champs de molinie.L'usine est éteinte pourtant.Le feu est dans la lande et tout n'est que silence.L'humide chaleur des sols tourbeux, le parfum rouge des fétuques Tout est immobile ou presque. Des perles d'eau sur une toile d'araignée scintillent, au ras du sol, en suspens, dans rien, au milieu de rien, invraisemblablement.La chaleur monte maintenant. Les gouttes résistent.  Sur le chemin caillouteux bordant la lande, un dernier scarabée. Tout est immobile ou presque.  Tout est immobile et silencieuxLe monde poursuit ainsi sa route. Silencieux.Plus bas dans la prairie, les vers de terre tentent encore de purifier le sol.Le temps s'écoule, mais pour personne. Il ne se passe plus rien. Pour longtemps.  Brenniliz.</itunes:summary><itunes:keywords>poésie sonore</itunes:keywords><itunes:duration>00:04:15</itunes:duration><itunes:explicit>false</itunes:explicit><itunes:author>Don't forget Brennilis</itunes:author><itunes:image href="https://sons-audioblogs.arte.tv/audioblogs/v2/sons/98177/181436/origin_181436_lK9O4.jpeg"/></item><item><title>Remembrance</title><link>https://audioblog.arteradio.com/blog/98177/podcast/155716</link><pubDate>Thu, 05 Nov 2020 21:20:50 +0100</pubDate><description>Tes longs cheveux noirs voletaient autour de ton visage ; au-dessus de nos têtes bruissaient les frondaisons. Tu étais si intensément vivante et belle. Les pierres pouvaient bien devenir sable, le vent passer. Ta bouche collée à mon oreille, tu murmuras : "et si on en cherchait un peu, pour ce soir, mon Dimitri ?" J’avais sur moi le parfum de tes lèvres ; et nous sommes allés, sans savoir que nous ignorions tout.</description><author>b.boris133@laposte.net (Don't forget Brennilis)</author><guid isPermaLink="false">e6a612af-8515-4a9f-b682-33ba04bb418f</guid><enclosure url="https://sons-audioblogs.arte.tv/audioblogs/v2/sons/98177/155716/podcast_155716_kHzRi.mp3" type="audio/mpeg" length="15271310"/><itunes:summary>Tes longs cheveux noirs voletaient autour de ton visage ; au-dessus de nos têtes bruissaient les frondaisons. Tu étais si intensément vivante et belle. Les pierres pouvaient bien devenir sable, le vent passer. Ta bouche collée à mon oreille, tu murmuras : "et si on en cherchait un peu, pour ce soir, mon Dimitri ?" 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Il nous fait part de ses découvertes radiologiques sur le site et nous dépeint la valse des intérimaires du nucléaire qui viennent parfois comme il le dit lui même, « se mettre au vert à Brennilis ».</description><author>b.boris133@laposte.net (Don't forget Brennilis)</author><guid isPermaLink="false">4ad9cea8-94fd-4638-a844-bb3b7294e343</guid><enclosure url="https://sons-audioblogs.arte.tv/audioblogs/v2/sons/98177/154756/podcast_154756_94oJp.mp3" type="audio/mpeg" length="40326292"/><itunes:summary>Frédéric est arrivé à Brennilis comme technicien du C.E.A pour contrôler la radioactivité du chantier de démantèlement de la centrale. Embauché par Bouygue Démolition, il quitte le C.E.A et devient maître d’oeuvre sur le chantier de démantèlement. 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Tableau 2 : Quarante ans plus tard, une commission parlementaire présidée par Barbara Romagnan nous révèle que le démantèlement des centrales semble bien plus compliqué techniquement et bien plus coûteux que prévu. Tableau 3 : Entendez- vous la centrale qui s’allume ?  C’est la divergence. Tableau 4 : En 2038, Boris vit seul à Brennilis sur le site d’EL4. Dans un monde bien silencieux. Pourquoi s’obstine t-il à rester sur le site ?  Pourquoi ne retourne t-il pas chez lui en Ukraine ?  Tableau 5 : Près de la centrale Patrick nous raconte la tragique histoire de son oncle quand tout à coup,  Dimitri apparaît. </description><author>b.boris133@laposte.net (Don't forget Brennilis)</author><guid isPermaLink="false">4f99078a-33ac-450f-b45f-7610ac0f3395</guid><enclosure url="https://sons-audioblogs.arte.tv/audioblogs/v2/sons/98177/154629/podcast_154629_ySlIv.mp3" type="audio/mpeg" length="47968258"/><itunes:summary>Tableau 1 : 16 avril 1966, le chantier d’EL4 s’achève. 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Témoin précieux de cette époque, de ses espoirs et de ses désillusions, Michel milite pour que soient reconnus les effets à l’exposition au tritium des travailleurs de l’eau lourde. </description><author>b.boris133@laposte.net (Don't forget Brennilis)</author><guid isPermaLink="false">40de37cd-8c00-4803-a2f5-95c71e9d654f</guid><enclosure url="https://sons-audioblogs.arte.tv/audioblogs/v2/sons/98177/154626/podcast_154626_06h5z.mp3" type="audio/mpeg" length="38406188"/><itunes:summary>Michel Marzin, ancien technicien au Commissariat à l’Energie Atomique nous donne rendez-vous devant la centrale nucléaire des monts d’Arrée. Il était responsable de l’alimentation en combustible du réacteur. Le temps d’une conversation, la centrale semble se remettre en route. 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Lors d’un accident à la centrale nucléaire des monts d’Arrée, il inhale des poussières radioactives et vit depuis avec cette anxiété : « Quand est-ce que j’vais crever ? ». Le temps passe, les poussières restent et Michel nous raconte.  Le carré de la nuisance est une pièce sonore diffusée lors du festival Longueur d’Ondes 2020.</description><author>b.boris133@laposte.net (Don't forget Brennilis)</author><guid isPermaLink="false">0ff475c3-c300-4af8-ad84-51d7fcb28a1c</guid><enclosure url="https://sons-audioblogs.arte.tv/audioblogs/v2/sons/98177/154617/podcast_154617_uLg2m.mp3" type="audio/mpeg" length="22120825"/><itunes:summary>Michel Marzin, ancien technicien au commissariat à l'énergie atomique, nous recoit chez lui. Posé sur la table de la salle à manger, son dossier médical, son épée de Damoclès. Lors d’un accident à la centrale nucléaire des monts d’Arrée, il inhale des poussières radioactives et vit depuis avec cette anxiété : « Quand est-ce que j’vais crever ? ». 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